Anastasia

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Il y a quelques jours, j’ai eu la chance d’assister à la comédie musicale Anastasia (cadeau de mon mari pour mon anniversaire) dans sa version espagnole à Madrid ! Version qui n’a rien à envier à son originale.

Il s’agit d’une adaptation du dessin animé éponyme, qui reprend à la fois les chansons principales et en ajoute (beaucoup) de nouvelles. Je vous recommande vraiment la bande-son qui est superbe. Des changements ont été faits dans l’histoire, plus de Raspoutine, plus de magie, mais un antagoniste plus ancré dans l’histoire, mandaté par le nouveau gouvernement communiste qui renversa les tsars.

Que dire ? Jusqu’ici je n’ai fait que des articles sur des spectacles que j’ai adorés, et celui-ci ne déroge pas à la règle.

Les artistes débordent de talent, avec une mention spéciale pour Jana Gómez, l’interprète d’Anya, qui éblouit aussi bien par son chant, avec sa voix chaleureuse, que par son jeu impeccable. La mise en scène quant à elle est très immersive, avec des changements de décor fluides et intelligents, très vivante aussi, que ce soit dans les déplacements des personnages sur la scène, ou encore dans les (géniales) chorégraphies. Les décors et les costumes sont bien sûr splendides. J’ai aimé l’humour, très bien dosé, par petites touches de-ci de-là, et j’ai souri à de nombreuses reprises (oui je ne ris pas ^^).

Tout ce que je peux regretter c’est l’absence d’une chanson par rapport au CD que j’ai et que j’aurais aimé entendre, et bien sûr qu’assister à toute représentation de spectacle vivant soit tellement éphémère ; les prises de vue des comédies musicales sont bien trop rares à mon goût, et il nous faut trop souvent nous contenter de souvenirs. Souvenirs en tout cas magiques pour cette comédie musicale à laquelle je prendrais un grand plaisir à assister de nouveau.

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Ces personnages qui prennent vie.

J’essaie de faire des plans pour mes romans. Vraiment. Néanmoins, ceux-ci ne détaillent (si tant est qu’ils détaillent quoi que ce soit) qu’une infime part de ce que recèlent mes histoires, quelquefois des opportunités finalement laissées de côté. La vraie raison : mon intrigue est menée par mes personnages. Au début ils ne sont qu’une poignée de caractéristiques jetées sur le papier (ou l’écran, ne soyons pas sectaire ^^), en somme pas encore réels ; puis ils prennent peu à peu leur dimension lorsqu’apparaissent leur gestuelle, leurs expressions, leurs tics, leurs émotions, et… leur manière propre de réagir face à une situation. Ces personnages, ils prennent vie à mesure que j’assemble les mots sous lesquels je les découvre, et ce sont eux finalement qui façonnent leur destinée dans le contexte que je leur ai donné. Les imprévus les concernent aussi bien que moi, et parfois les péripéties surgissent d’une manière que je n’avais pas envisagée, une idée survient, un personnage intervient, et les projets de mes héroïnes se voient contrariés, elles subissent en même temps que moi le brusque revirement de situation. Je crois qu’à partir de là on peut dégager un point commun à mes romans : les personnages se débattent dans une société qui n’évolue pas en fonction d’eux, et au sein de laquelle ils ne représentent qu’une entité individuelle d’une valeur toute relative. Et c’est cette lutte que l’on vit au quotidien après tout, où rien n’est figé, écrit, avant d’appartenir au passé. Je ne désespère pas de construire un plan, je pense qu’il y a bénéfice à en tirer, mais finalement, je l’aime cette pelote que je déroule.

Pot-pourri (lecture et écriture)

J’avais envie de faire un article un peu fourre-tout, j’ai eu des lectures intéressantes ces derniers temps, et dont je souhaitais parler, mais je trouvais que je n’en avais pas assez à dire pour leur consacrer un article.

Tout d’abord, je voulais mentionner L’art de la joie, de Goliarda Sapienza, sortie de l’oubli par une traduction en français. Ce n’est pas un roman qui m’a réellement portée, il manquait pour moi de la couleur, du lyrisme, et pourtant j’ai beaucoup apprécié que l’autrice s’affranchisse des règles. On passe de la troisième à la première personne (avec une étonnante fluidité d’ailleurs je trouve), des ellipses surviennent à l’envie d’un paragraphe à un autre, on a vraiment l’impression d’une certaine liberté dans la création, chose qui manque beaucoup à mon avis dans nos œuvres contemporaines où tout est calibré, où le livre n’est plus considéré comme une création artistique personnelle. Même si le roman ne répondait pas à mes goûts esthétiques, il est rafraîchissant de pouvoir lire quelque chose d’un peu différent.

La seconde lecture dont je voulais parler n’est pas un roman, mais un petit livre de psycho, Les vilains petits canards, de Boris Cyrulnik, qui s’intéresse au concept de résilience. Je l’ai trouvé précis dans l’analyse du sujet, il permet de comprendre les mécanismes mis en place pour surmonter les traumas, se veut porteur d’espoirs et permet de comprendre toute la construction qui se met en place pendant l’enfance. Je regrette simplement l’accent porté sur les mères (et d’autres petits trucs sexistes qui m’ont gênée) qui sont vues comme principales référentes et donc souvent citées comme responsables (entre autres).

Pour ce qui est de l’édition de mon roman , j’ai contacté une illustratrice (dont le travail est magnifique) et les choses avancent donc sur la bonne voie. Je trouve ça super excitant de passer une commande, pouvoir décider de ce que je veux sur ma couverture, je suis convaincue qu’elle sera parfaite, tellement que je crains que mon histoire ne soit pas à la hauteur et que les personnes soient déçues à sa lecture. J’ai créé mon site d’autrice pour celles et ceux que ça intéresse –> ici J’ai aussi bientôt terminé mon deuxième roman (3 pages avant la fin du dernier chapitre + épilogue), qui bien qu’il demeure dans un genre proche est très différent du premier ; les personnages sont plus mûrs, plus durs, l’environnement change du petit village reculé, le récit n’est plus vraiment axé autour du mystère (même s’il y a bien sûr pas mal de questionnements). Pour l’instant (sous-entendu avant relecture), je suis très satisfaite du voyage qu’a été le déroulement de cette histoire et je ne quitte pas tout de suite mes personnages puisqu’un second tome suivra ce premier volume. Voilà pour les nouvelles, j’espère que cela vous aura intéressé !